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#4 - Vivre en période de crise sanitaire à Madagascar

Dernière mise à jour : 6 oct. 2020

Cher tous,

Bien que la situation sanitaire mondiale demeure incertaine, nous venons d’obtenir l’autorisation de recevoir les élèves au sein de l’école de Besely. Madagascar semble proche d’un retour à la normale et nous nous en réjouissons.

Dans notre dernière newsletter, nous vous racontions notre quotidien malgache initial jusqu’à fin mars, date à laquelle le Président de la République malgache a ordonné la fermeture de toutes les écoles du pays pour éviter la propagation du virus.

Mais que s’est-il passé depuis ? Comment le pays a-t-il traversé cette crise ? Quel a été l’impact pour Écoles du Monde ? Comment notre quotidien a-t-il été influencé ?

On vous raconte tout !

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Quel a été l’impact du coronavirus pour Madagascar ?

Si l’une des particularités de la crise du Coronavirus est qu’elle est mondiale, la situation reste néanmoins très peu comparable entre les pays, non seulement car tous ne sont pas affectés de la même façon par le virus, mais aussi et surtout car ils n’ont absolument pas les mêmes moyens pour lutter contre celui-ci.

Alors que s’est-il passé ici à Madagascar ? Pour être honnêtes, il est extrêmement difficile, ici encore plus qu’ailleurs, d’avoir une véritable vision de la situation. On peut au mieux faire des suppositions basées sur une observation empirique de ce qu’il s’est passé autour de nous.

Officiellement, Madagascar a recensé environ 16 000 cas de coronavirus et 230 décès, sur un total de 75 000 tests. Sur une population de 25 millions d’habitants, cela paraît peu. Mais si on considère que le nombre de tests reste extrêmement limité et que plus de 20% des tests réalisés sont revenus positifs, on peut rapidement extrapoler un chiffre légèrement plus inquiétant…

Et concernant le taux de mortalité ? Tout aussi difficile de savoir. D’un côté, les chiffres officiels paraissent largement sous-évalués et les rumeurs concernant les ruptures de stocks de cercueils lors du pic de cas à Antananarivo, la capitale, semblent confirmer cette sous-évaluation.

D’un autre côté, la population malgache est très différente de nos populations occidentales qui ont été affectées à grande échelle par le virus. Tout d’abord, elle est extrêmement jeune : nous avions déjà partagé dans une précédente newsletter ces pyramides des âges qui sont particulièrement parlantes (Madagascar à gauche et la France, à droite) :


De plus, la médecine étant extrêmement limitée à Madagascar, les habitants jouissent d’un métabolisme potentiellement plus résistant à certaines maladies. Or, le virus semble surtout affecter les personnes âgées, les personnes en surpoids et les personnes malades. On peut donc facilement imaginer que la population malgache, par sa jeunesse et son mode de vie, pourrait mieux surmonter ce virus.

Et dans les faits, cela nous a semblé être le cas. Si beaucoup de gens autour de nous ont développé des symptômes similaires à ceux du coronavirus, très peu d’entre eux ont présenté des symptômes vraiment gênants et aucun n’a développé de forme grave. Par conséquent, un nombre limité de personnes a décidé de faire le test, ce qui nous empêche d’évaluer la propagation du virus dans notre région, d’autant plus que nous avons dû affronter une autre épidémie : la dengue, qui provoque des symptômes comparables . Nous avons d’ailleurs tous les deux attrapé cette très chère dengue, l’un après l’autre, ce qui nous aura mis « K.O » quelques semaines. Mais ne vous inquiétez pas, nous allons beaucoup mieux !

S’il semble que le coronavirus a eu un impact sanitaire relativement limité dans notre région, il a en revanche eu des conséquences économiques et sociales désastreuses, et ceci dans l’ensemble du pays.

Par manque de moyens et de visibilité sur la véritable situation de l’épidémie, les mesures mises en place par le Gouvernement malgache ont essentiellement été une réplique de ce qui a été fait en Europe. Malheureusement, ces mesures semblent peu adaptées à la réalité de Madagascar. Comment confiner dans un pays où plus de 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté (moins de 1,90 $ par jour en parité de pouvoir d’achat) ? L’immense majorité des Malgaches vit au jour le jour et il leur est simplement impossible de rester à la maison en attendant que la crise sanitaire passe. En caricaturant à peine, il s’agit pour eux de choisir entre avoir un risque de mourir du coronavirus ou être certain de mourir de faim. Le choix semble assez rapide à faire…

A Majunga, c’est un confinement partiel qui a été mis en place à partir de 14h tous les jours… La logique de cette décision nous a tous échappé et la blague récurrente était d’affirmer que le virus se reposait l’après-midi !

Economiquement, la crise du coronavirus a été une catastrophe pour l’ensemble du pays. Le secteur le plus affecté par l’ensemble des mesures sanitaires a d’abord été le tourisme, secteur qui représente à lui-seul environ 7% du PIB et 10% des emplois. La fermeture des frontières, puis celle des routes, ont entraîné l’annulation de quasi-toutes les réservations touristiques et les licenciements ont été massifs. A Majunga, destination privilégiée de villégiature pour les Tananariviens, les restaurants sont restés vides, les hôtels et les bars ont dû fermer leurs portes, et la majorité des employés du secteur se sont retrouvés au chômage partiel.


Petit à petit, c’est ensuite l’ensemble des autres secteurs qui ont été touchés : la demande internationale diminuant, les exportations de matières premières ont été sensiblement affectées, avec une forte pression à la baisse sur les prix. Le cas de la compagnie minière d’Ambatovy, entreprise phare du pays avec plus de 8 000 employés, est un symbole fort de la crise que traverse Madagascar. Dès la mi-avril, l’entreprise a cessé l’ensemble de ses activités d’extraction, mettant en difficultés tous ses sous-traitants et prestataires. Mi-mai, le décès de l’un de ses employés, un expatrié philippin, a fait la une des journaux du pays car il était le premier décès officiel lié au coronavirus. Fin mai, l’entreprise a pris la décision majeure de renvoyer l’ensemble de ses 800 employés étrangers dans leurs pays respectifs, nourrissant des inquiétudes sur une potentielle fermeture définitive…



Et ceci n’est que la face émergée de l’iceberg : avec 9 employés malgaches sur 10 qui travaillent dans le secteur informel, les conséquences sociales de la crise économique sont terribles. Pour l’immense majorité des Malgaches, la protection sociale est inexistante et le ralentissement des activités économiques signifie l’arrêt de toute source de revenus, l’insécurité alimentaire, et le glissement vers une misère insurmontable.

Et Madagascar n’est malheureusement pas un cas à part : à l’échelle mondiale, la Banque Mondiale estime que la pandémie de Covid-19 fera basculer entre 70 et 100 millions de personnes dans l’extrême pauvreté.


A Majunga, les conséquences économiques et sociales de cette crise sanitaire ont été très rapidement visibles, avec un nombre croissant de mendiants dans les rues. Une bien triste réalité à laquelle se confronter…

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Quel a été l’impact du coronavirus pour Écoles du Monde ?

L’impact le plus visible et immédiat a évidemment été la fermeture du site de Besely, fin mars. Si nous pensions que cette situation allait être de courte durée, les enfants n’ont en fait jamais pu retourner à l’école et leur année scolaire aura été amputée de plus de 3 mois.

Cette situation peut vous paraître semblable à celle de la France, mais les conséquences sont ici bien plus importantes. En effet, la plupart des enfants de Besely ont passé cette période à soutenir leurs parents dans les travaux des champs, bien loin de toute considération scolaire. Une telle coupure du rythme scolaire, au sein de familles majoritairement illettrées, induit un retard conséquent pour l’ensemble des élèves.

Nous travaillons actuellement au rattrapage de ce retard, nous vous en parlerons dans une prochaine newsletter !

Néanmoins, les travaux commencés par Écoles du Monde ont pu continuer dans le respect des normes sanitaires et le site de Besely a beaucoup évolué pendant ces mois de confinement. En effet, si cette situation a eu un effet positif, c’est le séjour prolongé du fondateur d’Écoles du Monde, Charles Gassot, à Madagascar. Sa présence continuelle sur le site de Besely et son énergie quotidienne dépensée à faire avancer les travaux ont été un élément essentiel de la transformation du site cette année. Ainsi, sont sortis de terre une bibliothèque, une salle informatique, un observatoire d’astronomie, un bureau pour le staff, deux nouveaux logements et surtout : un collège !



La fermeture des frontières a eu un autre impact, moins positif : celui de ne pas pouvoir recevoir de nouveaux volontaires.


La première personne à avoir dû adapter son programme est ainsi Coralie, une professeure de La Réunion venue nous aider sur les sujets d’éducation. Alors qu’elle était arrivée depuis peu, elle a dû repartir en catastrophe afin de ne pas rester bloquée. Et on peut vous dire que son départ a été sportif !



D’autres personnes n’ont simplement pas pu venir : Frédérique et Lise, membres du bureau d’Écoles du Monde à Paris, Mélanie et Romaric, un jeune couple de Français qui devait venir nous prêter main forte pendant les camps d’été, Sylvain, un astronome qui aide Écoles du Monde sur le projet d’observatoire, etc… C’est évidemment une perte importante pour les enfants cette année et nous espérons que ce n’est que partie remise.


Nous en profitons pour remercier du fond du cœur les différents volontaires qui nous aident à distance depuis notre arrivée ici, en particulier Coralie, Maryvonne, Mélanie ; votre aide est précieuse !


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Quel a été l’impact du coronavirus pour nous ?

Evidemment, dans cette situation tout à fait particulière, nous avons dû sensiblement adapter notre quotidien. D’abord, parce que nous ne pouvions plus ni vivre ni travailler à Besely qui était le lieu principal de notre mission auprès d’Écoles du Monde. Ensuite, parce que nous ne pouvions plus travailler avec les enfants car la continuité pédagogique à distance est simplement impossible en brousse.


Nous nous sommes ainsi longuement interrogés sur la meilleure façon d’utiliser notre temps pendant cette période de confinement. Malgré la situation, Écoles du Monde a choisi de continuer à payer l’ensemble de ses employés ; la plupart d’entre eux avait encore de quoi s’occuper, mais les professeurs se sont vite retrouvés démunis face à l’absence des élèves.

C’est ainsi que nous avons décidé de mettre à profit ce temps ‘sans enfant’ pour mettre en place un grand programme de formation des professeurs d’Écoles du Monde, en imbrication avec notre travail de fond sur les supports et les méthodes pédagogiques. Si nous nous inquiétions au début du confinement de nous retrouver désœuvrés par la fermeture de Besely, notre emploi du temps s’est en réalité très vite chargé !

Ainsi, toutes nos matinées étaient dédiées à la formation des professeurs elle-même, avec des séances par niveau, tandis que nous réservions nos après-midis à la préparation de ces très (trop ?) nombreuses séances, ainsi qu’à la création de manuels et de matériel d’apprentissage. Chacun de nous avait deux séances par semaine avec chacun des 9 professeurs sur les sujets que nous couvrions.


Pour Marc, il s’agissait des mathématiques. Son but était de revoir la pédagogie sur chacun des programmes et d’aider les professeurs à créer des supports d’apprentissage : matériel pédagogique, exercices, support de cours. C'est un travail conséquent et chronophage car cela implique de revoir l'ensemble du programme de mathématiques, pour chaque niveau de l’école primaire du CP au CM2. Ce sont des années déterminantes pour les élèves, qui doivent permettre la mise en place de concepts mathématiques structurants non seulement pour leurs futures études, mais pour toute leur vie. On constate par exemple d’énormes lacunes en calcul et en géométrie chez les adultes malgaches avec qui nous vivons.

Pour Tiphaine, il s’agissait de la pédagogie générale pour les classes de maternelles et du français pour l’ensemble des classes.

Puisqu’il n’existe pas de programme officiel en maternelle, nous avons une véritable marge de manœuvre sur les activités et la pédagogie que nous choisissons d’utiliser au sein de l’école. C’est ainsi que Tiphaine a commencé à redéfinir l'ensemble des progressions pédagogiques, de la petite section à la grande section, avec les maîtresses de Besely. Le but est de créer une pédagogie plus adaptée au niveau des élèves, avec beaucoup de matériels inspirés de la méthode Montessori. Quand on sait que la période de 3 à 5 ans est une période déterminante dans le développement des enfants, il est capital de réussir à mettre en place une maternelle d’excellence au sein de l’école.

En CP et CE1, Tiphaine s’est concentrée sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, et a pu profiter de l'aide de Mélanie, orthophoniste qui devait participer aux camps d’été d’Écoles du Monde avec son conjoint.

Du CE2 à la 6ème, Tiphaine a priorisé son aide en fonction des difficultés rencontrées par chacun des professeurs, centrant son travail sur le programme de français mais les aidant également à créer des supports dans les matières où ils en ont exprimé le besoin.



Etant donné que nos séances de travail avec les professeurs couvraient tous les niveaux, de la maternelle à la 6ème, cela exigeait un nombre conséquent d'heures de préparation, et pour être honnêtes, nous avons rapidement commencé à être un peu débordés par la situation !


Ainsi, pour permettre aux professeurs de mettre à profit leur temps pendant nos nécessaires heures de préparation des séances de travail, nous avons mis en place des cours de français en autonomie. Nous leur avons fait passer un test de niveau chacun (oral et écrit) et en fonction des résultats, nous leur avons sélectionné des modules de cours et exercices digitaux à faire sur différents sites internet d'apprentissage du français. Cela avait l'avantage de les faire progresser non seulement en français, mais aussi en informatique, et tout cela en autonomie (ou presque, nous restions à disposition pour les aider à utiliser le site ou répondre à leurs questions).




En support de nos formations, nous avons également créé avec les professeurs du matériel pédagogique, ce qui nous permet d’avoir pour la rentrée des supports de qualité à moindre coût. Nous avons par exemple créé les perles dorées Montessori, un matériel sensoriel très efficace pour les mathématiques qui permet de faire comprendre les notions de dizaines, de centaines et de milliers sans effort !

Nous avons également sollicité des artisans locaux afin de réaliser du matériel pédagogique en bois.






Enfin, nous travaillions avec Monsieur Aimé, le directeur de l’école primaire, sur l'administratif de l'école de Besely et lui donnions des cours d'informatique afin qu'il puisse gérer tout cela seul sur le long terme.

Comme vous le voyez, cette longue période de confinement n’a pas été perdue, elle a été l’occasion de réaliser un gros travail de fonds avec les professeurs dont nous sommes vraiment très fiers car ils ont énormément progressé. Bravo à eux !!




Mais pour être transparents, plus le temps passait, plus nous commencions à nous impatienter. D’une part, parce qu’il est difficile de couvrir l'étendue du programme sans passer par la pratique avec les élèves et le niveau de nos supports pédagogiques doit également être adapté en fonction de ce que nous observerions en classe. D’autre part, parce que cette situation a également représenté une épreuve pour nous deux, chacun individuellement mais aussi en tant que couple.

En effet, le déroulement de notre année aura été très différent de ce qui était prévu. Nous nous étions projetés dans une année de travail en brousse, auprès des élèves et des villageois, et nous nous sommes retrouvés coincés en ville, à travailler dans des bureaux, avec uniquement les professeurs. Un décalage certain, causé par notre "ami" le coronavirus, qui n’a honnêtement pas toujours été facile à vivre.

Nous avons ainsi traversé une période de doute, de remise en question sur notre mission, sur notre utilité et notre positionnement. Comment adapter notre mission dans un contexte pareil ? Comment conserver notre motivation et notre patience dans un quotidien finalement plus semblable à celui que nous avions à Paris ? Si tous ces questionnements n’ont pas toujours été évidents à surmonter, nous pouvons désormais dire avec le recul que nous sommes reconnaissants malgré tout d’avoir vécu cette crise ici. Le coronavirus nous aura fait vivre une expérience de don de soi et d’humilité probablement bien plus forte que celle que nous aurions vécu en « temps normal ». Et au-delà de ses conséquences négatives évidentes, la crise aura également eu des impacts positifs que nous ne négligeons pas.

D’abord, passer autant de temps auprès des professeurs et du directeur nous a permis de construire de vraies relations de confiance et d’amitié. Dans un quotidien scolaire avec d’importants horaires de travail, il nous aurait probablement été plus difficile de créer ces liens de manière aussi rapide et profonde. Merci à toute l’équipe d’Écoles du Monde pour les moments privilégiés que nous vivons avec vous !!

Voici quelques photos d’un pique-nique génial chez nous avec l’équipe presqu'au complet, un beau moment de partage qui restera gravé dans nos mémoires !



Ensuite, devoir rester à Majunga nous a permis de découvrir la ville et ses richesses, en particulier ses habitants. C’est ainsi que nous avons créé des liens avec des personnes épatantes, de tous horizons, de toute génération, de tout milieu, aux personnalités hautes en couleur ! Ces nouveaux amis se reconnaîtront : nous en profitons pour vous remercier de votre accueil si chaleureux et de vous dire à quel point nous sommes heureux de pouvoir vous compter parmi nos proches !!

Nous en sommes persuadés, la richesse de cette année est d’abord faite des rencontres que nous avons faites. Quelques photos de ces belles personnalités (liste non exhaustive malheureusement, car nous n’avons pas pu récupérer des photos de tout le monde !!)



Enfin, cette crise sanitaire nous aura permis de vivre une belle expérience de couple. En bousculant nos emplois du temps, elle nous aura fait partager une vie 100% commune. Normal nous direz-vous ? Pas tant que cela : comme l’immense majorité des couples occidentaux, dans nos quotidiens parisiens, nous ne partageons finalement que nos soirées et nos week-ends.


Auprès d’Écoles du Monde, nous étions censés travailler sur des sujets différents et donc ne nous retrouver qu’à certains moments de la journée. Or, avec le confinement, nous nous sommes retrouvés littéralement à vivre 24 heures sur 24 ensemble : nous travaillions dans le même bureau, partagions tous nos repas sans exception, ne nous déplacions qu’ensemble (nous n’avons qu’une voiture) et ne sortions qu’en couple puisqu’évidemment nous n’avons ici que des amis en commun. Il y a peu, alors que Marc était allé faire une partie de cartes avec des amis sans Tiphaine, nous nous sommes rendus compte que c’était notre premier moment l’un sans l’autre depuis 6 mois !!


Et on vous rassure : nous avons traversé cette période fusionnelle avec beaucoup d’amour et de joie. Et d’ailleurs, nous avons célébré notre première année de mariage le 27 juillet dernier et étions heureux de passer ce premier anniversaire dans notre pays de cœur.



Ainsi, le coronavirus, comme dans d’autres pays en difficulté, aura eu un impact très dur à Madagascar. Dans cette situation, nous nous sentons privilégiés de pouvoir vivre cette crise de manière aussi positive.

Un de nos grands regrets restera évidemment de ne pas avoir pu recevoir nos proches ici et leur faire découvrir ce magnifique pays qu’est Madagascar. Mais ce n’est naturellement que partie remise et cela nous donne une bonne excuse pour revenir rapidement dans les prochaines années !!

On vous racontera la suite des événements dans notre prochaine newsletter.

A très vite !

Les Rama

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